2016, la musique et la vie

English version here.

La fin de l’année précédente avait prévenue de l’arrivée imminente de la faucheuse dans le domaine artistique et plus particulièrement du rock avec la disparition de Lemmy. Et celle-ci s’est déchaînée, passant de David à Roger, Keith (Emerson, pas celui qui survivra à tous) à Greg… Je ne ferai pas de liste, elle serait trop longue et rébarbative. Mais elle accompagne la fin d’une ère d’optimisme. A la relecture de mon billet récapitulatif de 2015, mes conseils d’introduction ne sont que plus à jour. Le sécuritaire a pris le pas sur le solidaire, la connaissance et le questionnement sont qualifiées de faiblesse, l’inégalité est un devoir et les discours de haine sont la nouvelle poésie déversée dans les torrents de vacuité (oui, je parle de vous, extrême-droite et autres autoritarismes).

Protégez-vous, protégez les autres.


Cette année a été un train quasi sans fin, ou quelques parenthèses ont réussi à me sortir la tête de l’eau. Je vais délivrer pèle-mêle tous ces moments, tel le flux continuel de nos pensées et également pour essayer de noyer certaines informations dans un léger brouillard de protection (l’inconnu n’étant pas le plus dangereux souvent…).

Les moments de grâce se partagent entre les moments passés avec mes enfants, #ElleCEstPrune, l’intelligence de débat et des idées, des éclats de rire, des rencontres et les voyages et l’art.

Se laisser envahir, dominer, puis ensuite l’ausculter, le dévisager, le dépecer et le laisser disparaître. C’est une oeuvre politico-prise de conscience que nous a fourni Huang Yong Ping avec ce dragon placé à l’intérieur de la verrière du Grand Palais. On entre devant le murs de containers, symbole des échanges commerciaux internationaux, pour se laisser entraîner dans la danse dirigée par le squelette métallique serpentant le long d’un labyrinthe de consommation. Puis on prend un peu de recul, on joue avec les angles, les points de vue, la lumière et l’on peut choisir de défier ce fragile édifice, qui n’a plus d’épiderme protecteur. Magnifique oeuvre artistique et dont le message ne peut que me toucher.

wp_20160508_14_03_26_rich-1
De la lumière à travers le monstre

De belles rencontres/retrouvailles également. Notre chère Nekkonezumi nous a fait découvrir Toulouse. Occasion de découvrir une ville où les enseignes de coiffure sont nommés de manière classique mais que les autres commerçant se jettent dans le jeu de mot sans complexe ! Un diner fût également l’occasion de rencontrer le superbe @TambourMajor dont je ne peux que vous conseiller son blog.

wp_20160123_17_41_23_rich
Toit, toit, mon toit

Une visite commentée et appréciée (« Children approved ») de Montmartre par le slippé @dedelajoie, où la vie de quartier dévoilait ses charmes.

WP_20160515_10_31_27_Raw.jpg
Un polonais se cache dans cette photo, sauras-tu le retrouver ?

Merci également à toutes les autres personnes que j’ai rencontrées cette année, entre cafés et thés partagés. Et même bières avec le barbu le plus métal du podcast vidéo !


Une année bissextile, un anniversaire spécial pour  « ElleCEstPrune. Ses amies ont répondu présent, à tous les instants, pour une restaurant ou une séance du Rocky Horror Picture Show humide et chaude comme une salle de cinéma.

Saupoudrons tout cela de première incursion en concert métal pour #ElleCEstPrune. J’avoue, j’ai préféré commencer doucement, avec le prog-lisse de TesseracT. Son report est instructif pour les non-initiés, et apprendra que les personnes écoutant du métal ne sont pas de violents néo-nazis appréciant le bruit.

Deuxième concert marquant de l’année, avec Baroness. Tout en puissance et en joie de vivre, le concert a été une bouffée d’énergie positive.

Un concert surprise, prévu à la dernière minute, ça me plaît. Pas le temps de réfléchir, on y va et on s’installe. Et c’est ce qui s’est passé avec le Thierry Maillard Trio avec douceur et virtuosité. En particulier, je suis resté scotché par le jeu d’André Ceccarelli. Groove, puissance et « funanbulisme »  des baguettes sur les peaux et les cuivres m’ont impressionné.


Des voyages aussi. Découvrir Bordeaux avec la famille d’#ElleCEstPrune et découvrir et faire découvrir à #ElleCEstPrune le Haut-Rhin avec la mienne.

20160811_153332.jpg
Tu le sens, l’air des ballons ?

Prague était magnifique en juin, surtout le matin, à partir de 7h, pour profiter de ses rues vides de tourisme et pleines de charmes. Les légumes peuvent parfois manquer à la longue, mais les repas sont excellents et la boisson houblonnée, consommée avec beaucoup de modération, l’accompagne à la perfection.

Et puis il y eut la ville coup de cœur, celle dans laquelle je passe des moments de calme, en profitant de son soleil, de son histoire, de son cœur bouillonnant. La ville d’un amour également. La ville d’une vie, presque. Bologne est mon petit bijou, l’endroit dans lequel je me sens moi, dans lequel je me retrouve naturellement et où je peux me perdre le sourire au lèvre, main dans la main avec #ElleCEstPrune.

Oui, j’illustre la partie voyage avec une chanson de David Bowie pas franchement joyeuse. Mais le voyage n’est pas que frivolité, il est également introspection et beauté. Tout comme cette pépite.


Les découvertes musicales de l’année ont été nombreuses. Je vous en ai fait une petite sélection, éclectique comme mes goûts, à picorer à l’envie.

Commençons par les maîtres du son lourd et rythmiquement stochastique, les suédois de Meshuggah qui ont sorti cette année l’album qui mettra le monde métal d’accord sur la suprématie du groupe.

Dans sa nouvelle veine progressive et « no-growl« , Opeth a sorti un magnifique album gorgé de claviers/guitares/batterie/basse inventives, des chansons à fredonner, des classiques immédiats. Bravo !

Quittons la Suéde pour aller voir les U… Et non, direction l’Allemagne avec le groupe The Hirsch Effekt, qui part sur une veine Dillinger Escape Plan mais avec plus de folie et plus de poésie d’outre-Rhin.

Découverte Garage-blues de l’année, Buffalo Buzz propose du riffs graisseux, dégoulinant le bon goût du son de guitare bien crémeux et d’une rythmique groovy-solide. Jetez-vous dessus.

Terminons avec une note plus calme, la petite claque de l’été, quand j’ai enfin découvert Moriarty et leur album Epiphany (merci @Lorelei-blue pour le conseil). La voix envoûtante supportée par des instrumentistes de haut vol pour nous fournir une musique issue de l’histoire nord-américaine, celle que l’on aime car tourné vers la liberté et l’optimisme.

Voyons ce que nous prépare 2017 maintenant.

Publicités

Une réflexion sur “2016, la musique et la vie

  1. Quand j’aurai deux heures, je reviendrai poser mes oreilles sur tes 15 playlists 😄
    D’ici là merci pour les hommages, je veux te rejoindre dans ce passage à une autre année pleine de promesses, je te la souhaite formidable !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s