Collé sur ma platine : TesseracT – One

Bienvenue dans un monde à multiples dimensions, où s’enchevêtre la beauté et la puissance, la maîtrise et la liberté. J’aurais pu parler de mathématiques, mais je vais m’intéresser à la musique de TesseracT.

La quatrième dimension

L’espace et le temps ne sont qu’un ensemble. Nous vivons dans un monde à dimensions multiples. La perception n’est pas immédiate, nos sens étant limité pour répondre à nos principaux besoins.

Un segment relie deux point. Un carré est composé de deux segments reliés entre eux. Un cube est composé de deux carrés reliés entre eux. Le tesseract lui est composé de deux cubes reliés entre eux. Pour vous donner une petite idée de la bête, voici un gif animé (source Wikipedia)

tesseract
Ah ! C’est un cub.. Non ce sont deux cub… Roooooh !!!

Retournons au groupe TesseracT, qui est un entité complexe, mouvante et aussi rigoureuse que sa représentation graphique éponyme.

Paul Harris ?

J’ai découvert le groupe par sérendipité, en passant de Between The Buried and Me à Periphery. Mais la première écoute s’est déroulée de manière étrange, par le biais des services de flux numérique. J’ai écouté l’album entier et suis resté bouche bée par la cohérence et la beauté des lignes musicales. On était pas loin du chef d’oeuvre. Instrumental. Totalement sans parole. Et je l’ai écouté de nombreuses fois ainsi.

Jusqu’au jour où… en voyant une vidéo du groupe en studio, une personne tenait un micro. Et là, seconde claque : les morceaux ne sont pas altérés mais magnifiés par le chant et les paroles.

Géométrie combinatoire des fréquences harmoniques

« Concealing Fate » est un voyage introspectif dans un paysage mental. Les passages calmes s’enchaînent avec les balades sur un filin perché en altitude. Le déséquilibre est géométrique. Le son prend une nouvelle dimension, que l’on a du mal à ressentir à cause de nos habitudes sensorielles. Tel la ligne qui rencontre pour la première fois une sphère dans son monde en deux dimensions, et qui la perçoit comme un cercle dont le diamètre varie. Cette image vient de ce livre fou d’Edwin E. Abbott, « Flatland« , où les mathématiques rejoignent la littérature. Les musiciens réussissent à nous faire ressentir cette dimension supplémentaire de la musique, placé entre l’émotion et l’énergie.

Cette musique m’a soutenu pendant une période compliquée de ma vie, je me laissais envelopper par l’espace créé par leur musique, comme un remède aux blessures. Et je l’écoute toujours, car la suite de titres revigore et régénère mon énergie.

Et en vrai ?

Un concert de TesseracT, c’est comment ? Un cours de mathématique ? Un trip cubique ?

Je vous rassure, les maths ne sont pas de la partie. Première rencontre à Paris, seconde partie de Periphery. Le premier choc fut le son totalement maîtrisé. Puis le charisme du bassiste, Amos Williams, dont ses lignes de basses animales prennent aux tripes.

Puis cette année, #ElleCEstPrune était avec moi, et TesseracT était la tête d’affiche. Toujours ce son maîtrisé, ces vagues de déséquilibre et de maîtrise. Mais un spectacle peut être un peu trop froid. Mais j’ai fait découvrir le prog-métal dans d’excellentes conditions acoustiques à #ElleCEstPrune, qui a même raconté sur son blog la rencontre avec le public violemment tranquille !

Al Tered-State ?

Voici quelques liens pour découvrir TesseracT pour dégourdir vos oreilles :

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