2015 en musique

English version here.

Cette annus horribilis pour l’état du monde touche à sa fin. Les libertés individuelles, numériques et les droits de l’Homme sont de plus en plus en danger, mises à mal par des réactions médiatico-épidermiques. Une année où tu prends conscience que l’Etat a peur de son peuple. Et où tu commences à te protéger. Je ne saurais trop vous conseiller de vous intéresser au chiffrement de vos données (disque dur, communications électroniques). Des solutions existent : VPN, TOR… La liberté a un prix, et elle se chiffre malheureusement de plus en plus en euros.


 

6 jours d’innocence avant la tempête de balles. Les fossoyeurs de la liberté ont commencé à creuser, en déployant la peur de l’autre comme étendard. La peur est la carotte pour le formatage des esprits et permet de les diriger vers le idées belliqueuses. Le crime du siècle se déroule toujours sous nos yeux.


Ma présence dans la capitale m’a permis de visiter quelques expositions marquantes. Par exemple, la légèrement décevante exposition/musée/chambre de fans « David Bowie is » mais qui n’entache en rien mon amour envers l’artiste :

Il y a eu également la maîtrise du jeu avec les matières de la pop culture de Jeff Koons. La précision de ses productions est impressionnante.

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Hulk Organ

Et surtout, une fête des couleurs de tous les instants, une gourmandise chromatique et musicale, le coup de pinceau ondulatoire de Chagall  (foncez jusqu’à la fin du mois de janvier 2016 !!!).


Après trois années de rédaction et de cours du soir, cette année marquait l’obtention d’un nouveau diplôme. L’occasion d’un soir pour porter costume et cravate.

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Trop sérieux

Une année également ponctuée de nombreux voyages avec #ElleCEstPrune.

« London Calling » en début d’année, avec son lot de balades culturelles et de shopping de folie.

 

Pendant l’été, un retour aux origines, émouvant, dépaysant et troublant à Varsovie. Racine paternelle et lieu des bouleversements historiques du siècle dernier, Varsovie est une ville marquée par les partages de son territoire et la lave belliqueuse de l’Europe.

Au gré de nos promenades, nous avons trouvé un petit marché de vendeurs de vinyles sur une rue entière de Praga. L’occasion de discuter avec les vendeurs, et de ramener un album où Halina Frąckowiak, chanteuse de pop et de funk apparaît avec le groupe ABC. Ci-dessous, un extrait de l’album solo d’Halina :

 

Il y a eu également La Ville, cœur d’un des plus grandes civilisations européennes, centre spirituel et zone à gastronomie de folie, Rome. Nous l’avons arpentée dans toutes les directions, mais il me reste encore tellement de choses à y voir. En tout cas, c’était décidé, c’était dans cette ville que je voulais déclarer ma volonté d’avancer plus loin avec #ElleCEstPrune, et j’ai profité du Colisée en version nocturne pour le faire !

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C’était juste là ! (Le Colisée est sur votre gauche)

Par souci d’économie, un seul disquaire a été dévalisé dans cette ville. Mais j’y ai trouvé mon album live préféré de PFM (chronique prochainement), « Cook ». Ecoutez ce medley instrumental, furieux et latin :

 


Musicalement, cette année a été de haute qualité. Mon attirance pour les sonorités pêchues a été comblée. D’ailleurs, un petit florilège des découvertes/sorties :

Au hasard d’un tweet :

Son psyché jazz, envolée douce et solo de batterie ! Merci @NoraGaspard !

 

Une découverte partagée sur le blog, Lux Lisbon et sa brit-pop efficace.

 

Le nouvel album de TesseracT, rock progressif qui par un ciselage des sons et du chant a réussi à se renouveler en étant encore plus frais. Tour de force.

 

Le métal sombre, compacte, torturée et aspirant/inspirant d’Oathbreaker m’a renversé :

 

Un come-back inattendu et fantastique. Le noisy-rock de qualité de Failure est réapparu avec un nouvel album « The Heart Is A Monster », qui suit l’incroyable « Fantastic Planet » de 1996. A écouter d’urgence.

 

Pour finir, la révélation de la fin d’année. J’ai loupé le Kickstarter, je m’en mords les doigts mais j’écoute en boucle l’album. Good Tiger, c’est du métal prog avec des structures de guitares complexes mais un délice pop à l’écoute :


 

Clôturons maintenant cette année. Malgré les espoirs déçus, l’atmosphère lourd des va-t’en-guerre, continuons à réfléchir et à prendre du recul. Et surtout, je suis tellement fier de vous, mes enfants et #ElleCEstPrune


 

PS : 2015 est une garce et a décidé d’emporter avec elle le dernier Rock’n’Roll man , l’Orgasmatron du son, M. Lemmy Kilminster. Qu’il repose bruyamment, son héritage survivra.

« Only way to feel the noise is when it’s good and loud »

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4 réflexions sur “2015 en musique

  1. Toujours épatée de voir l’étendue de ton catalogue, c’est fascinant ! (on n’a pas du tout les mêmes goûts je pense, mais au moins grâce à toi, je mets mes oreilles soit dans de l’inconnu soit dans des gros classiques négligés, c’est super).

    Je profite de mon passage sur ce billet-bilan pour formuler des voeux de belle et lumineuse année 2016, qu’elle te soit douce !

    1. Un tel commentaire par une maîtresse de la musique savante, c’est impressionnant (/me caché entre deux balises ). Merci beaucoup, et je te souhaite également une année 2016 remplie de bonheur et de rires.

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