Collé sur ma platine – Miles Davis : Bitches Brew

Deuxième épisode de la série : « les chansons qui collent à la peau ». Aujourd’hui ce sera Jazz, expérimentation et perte d’équilibre auditif.


La sueur qui perle. Les éléments du ciel et de la mer qui se déchaînent, un couple qui s’enlace. La police de caractère, tellement 70’s.

bitches-brew

Miles Davis. Tu tourne autour du monument, mais tu ne sais pas par où commencer pour l’apprécier. Multitudes de styles, innovation perpétuelle. Je lisais Rock’n’Folk, et une critique de Miles Davis pour une réédition de « Jack Johnson ». Hancock, Mc Laughlin, Cobham… Je fonce l’acheter, un magnifique coffret noir et cuivre. Commence alors un violent voyage vers le Jazz Fusion. Les structures explosées, les riffs qui tournent et qui s’en vont. C’est âpre et déstabilisant. Mais je ne m’en laisse pas compter pour autant.


Remontons le temps. On garde les mêmes musiciens sans vraiment changer  d’époque. « Bitches Brew » pour continuer l’exploration, quelle bonne idée. Pharaoh’s Dance ouvre le bal. La guitare de Mc Laughlin est moins agressive que sur « Jack Johnson ». Je me laisse transporter.

Puis le morceau éponyme.
J’allais enfin ressentir ce qu’était l’exploration musicale totale, de marcher sur une corde raide.

Le son des deux claviers accompagne l’entrée dans ce palais baroque, les notes basses arythmiques et inquiétantes comme le vent annonçant la prochaine tempête. La première vague déferle sans prévenir. Puis une deuxième alarme. Et on reste bloqué. Comme dans ses films où le héros/l’héroïne voit qu’une catastrophe imminente est en approche, mais n’esquisse aucun mouvement de fuite.
Et le sillon de dérouler une aventure électrique sonore, haptique et psychique. Le titre tient sur une face. il n’est donc nul besoin de le retourner, il suffit juste de replacer le bras au début pour repartir.

Vous trouverez seulement « Bitches Brew » dans le lecteur intégré, je vous laisse découvrir le reste de l’album :

Les directions qu’indiquaient Miles ont été suivies par de nombreux autres musiciens. Pas par l’industrie musicale. Tant pis pour elle, elle produira des choses sans intérêt. Les amateurs de musiques aventureuses soutiendront les explorateurs, et c’est le principal.

Bitches Brew vynil

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