La guerre dans le rock

Message à caractère informatif : ce billet ne se veut aucunement exhaustif mais totalement subjectif, pas compétitif et autres mots en -tif. Je serais ravi d’obtenir des compléments de votre part dans les commentaires, que je m’empresserais d’écouter.

Le rock’n’roll, c’est d’abord une musique pour danser, aiguiser les sens et donner envie de bouger les hanches. Ce n’est pas moi qui le dit, ce sont les Rolling Stones :

Mais certains écervelés de la corde et des baguettes ont souhaité apporter leur éclairage citoyen sur des sujets « graves » (car bien entendu, les sujets « aigus » sont moins importants #RoulementsDeCaisseClaireEtCymbales) :

  • La reconnaissance des métiers de la pêche :
  • Les premières émotions, pas encore assurées :

Certains ont voulu faire leur malin. Ils s’attaquèrent aux vrais problèmes, ceux qui empêchent les yeux de potentielles élues au suffrage beauf-iverselle de se fermer : la famine et la guerre dans le monde.

Je ne traiterai pas de la famine dans la suite de cet exposé, souhaitant éviter de dépasser la longueur maximale de concentration de mes lecteurs. Votre temps est précieux. Le conflit armé, larvé, la folie destructrice de l’espèce humaine peut être retranscrite en image musicale ou verbaliser rythmiquement. Mais outre le théâtre d’opération, les coulisses et la fermeture de la salle de représentation ont également été le terreau nourrissant les portées musicales.

La guerre, c’est un métier. Il faut form(-at-)er les soldats pour qu’il réponde favorablement à l’appel du clairon et à celui de la défense de la Nation. L’instruction de nos chers têtes casquées a parfois débuté très tôt, et d’une manière plus ou moins habile et douce. La folie de Primus a retranscrit ces moments de brave camaraderie et de psychologie avancée. Rythmique alambiquée, basse et voix martiale, guitare qui essaie de s’échapper de cette prison sans y parvenir :

La guerre, c’est une affaire d’adultes, qui demandent à des jeunes d’aller se battre pour la gloire d’un pays, d’une idée, d’une utopie. Si le sang doit couler, qu’ils proviennent de personnes qui débutent leur existence. Bref, Black Sabbath a écrit là l’une de ses meilleurs chansons. Musicalement, le charley qui accompagne le chant et les riffs sont parfaits.

La guerre, c’est pour se défendre. Iron Maiden créa son hymne de concert (impossible de ne pas reprendre le refrain à tue-tête, même dans les transports). La conquête de l’ouest, ou l’ordre d’expulsion de la population indigène aux Etats-Unis d’Amérique, du point de vue du défenseur, est retranscrite dans « Run To The Hills » (RUUUN FOR YOUR LIIIIIIIIIVVEESSS !!!!!!) (J’avais prévenu, même à l’écrit).

La guerre, c’est une opposition entre deux camps. Le soi et le soi parfois. Dans « The Wall » de Pink- ROGER WATERS-Floyd, le thème de la guerre est présent du début à la fin. La guerre qui arrache un père, le trouble mental qui disloque les relations sociales, la bataille pour se libérer de l’influence première. Quel symbole plus approprié que le mur qui aveugle, semble protéger, divise les parties prenantes ? L’ombre obscurcit le ciel :

La guerre, c’est le bruit. Sifflements, explosions et cris. Certains illustrent des images de guerre avec des morceaux de musique classique. D’autres vont décrire la fureur sonique et émotionnelle en agrégeant les notes. Pour moi, c’est l’un de ses meilleurs titres. Il est entouré de musiciens qui n’ont pas connu son ascension fulgurante. Il est devant un public venu « fêter » le nouvel an. Jimi Hendrix nous fait entendre la guerre :

La guerre, ses héros, ses combattants. Et ses avancées scientifiques majeures, où des tests grandeurs natures sont autorisés, sur l’Homme, l’environnement et les animaux en même temps ! Un matin, un pilote d’aéronefs pris la main de sa mère et de son frère. Ils se dirigèrent vers le soleil levant et décidèrent de laisser le plus petit fusionner. Attention, c’est le son des années 1980, je conseille de prendre un gros bol d’air avant d’écouter :

La guerre, c’est parfois terminé. Mais jamais complètement. Haines nationales, blessures visibles ou intérieures, rien ne permet d’oublier. Et quand on se force à oublier, les souvenirs s’agrippent de plus belles, et faisant fuir les autres personnes. Trois exemples, pour trois guerres.
Le Vietnam et le retour au pays, le petit qui reste petit, le don de soi n’ayant aucune valeur (Attention ! Son des années 1980, je vous aurais prévenu. Cette batterie, ce synthé… Ce n’est plus permis de nos jours) :

Irak, Afghanistan. Toujours les mêmes combats a mené, la réintégration et l’équilibre mental a retrouvé. Deux titres de Dream Theater en parlent, c’est lourd, intense, rapide.
On est dans la folie même, les bruits, les odeurs et les images qui prennent le dessus sur la réalité :

Le retour au pays, les cicatrices à gérer :

J’arrête ce billet sur ces quelques derniers mots. J’ai évoqué dans un autre article la Guerre Froide. Pour plus de retours sur cette période glaciaire, je vous renvoie vers ce superbe site, qui malheureusement ne reçoit plus de contributions (mais il ne faut pas hésiter à proposer).

Pour finir, vous trouverez une playlist Spotify regroupant tous les titres évoqués dans le billet, plus une petite surprise. Et comme c’est une playlist collaborative, vous pouvez ajouter les titres que vous souhaitez :

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