Voyages Musicaux – « Lysol » par Melvins

English version ? Just here !

Premier article d’une série que j’espère agrémenter de plus en plus. Je voudrais vous faire partager un ressenti, à un temps t, sur une chanson. Parce que la musique, c’est une vibration. Et que chacun va répondre différemment en fonction de son état émotionnel du moment. Mais il peut exister un ressenti commun. Je voudrais donc partager ça avec mes lectrices/lecteurs. Ce seront mes voyages musicaux.

Le premier morceau est en chantier depuis très longtemps. Mais parfois, ce n’est pas le moment. Et avec ce que je vis actuellement, les idées sont venues sans problème, et donc je me lance. Les Melvins, je les ai connu au détour d’une interview, dans un magazine. Et d’un article retraçant leur discographie, fournie et éclectique. Un album m’a tout de suite intrigué, leur album « interdit ». Le nom officiel a été modifié pour être vendu. Le véritable, c’est Lysol. Mais c’est une marque déposée. Donc on l’a fait disparaître. Et que contient cet album ? Un morceau de trente minutes. Comment voulez-vous que je résiste ? C’est de la guitare sursaturée et une rythmique lourde.


Embarquement immédiat :

Inspiration (0:00-6:59)

La corde est tirée à son maximum. L’air amplifie les sons et les maquille de saturation. Les tripes se tordent en fonction de la hauteur de la note. Le malaise est latent. La respiration n’est pas aisée. L’oxygène doit être recherché au plus profond de ses poumons.
Le corps ne nous appartient plus. la chute est proche. Le déséquilibre arrive, les yeux tournent sans raison.

Un claquement dans l’air se fait entendre. Il tournoie comme le bout d’un fouet. L’atmosphère a changé, sa lourdeur a encore augmenté. Le vent commence a souffler. Un refuge, ou encore un autre piège.

La fête intérieure va pouvoir commencer.

Malaise (7:00-7:49)

Le corps se fait lourd. Mais le cerveau veut partir loin, la gravité l’affole. La basse, primitive, intense, fait trembler le réseau d’idée et de concept. Le corps s’enracine, le départ doit s’amorcer. Le squelette lutte. La bataille se lance.

Envol (7:50-10:59)

Les tambours de la guerre entrent en jeu, le conflit prend une autre dimension.

Le voyage commence. Le corps n’est plus qu’un véhicule abandonné. L’inconscient part vers le champs de bataille éthéré. Vers l’avant, il est attiré par le rythme martial de la batterie.

La Bataille (11:00-17:59)

L’assaut débute. Aucune arme. Il faut seulement essayer de ressentir ses émotions. Se mêler à elles, arriver à ne faire plus qu’un. Détruire les tiraillements qui nous rongent. Avancer, et dépasser les freins, couper les cordes que l’on s’est créées.

Il faut tournoyer autour des mains essayant de nous agripper. Qui ne veulent pas que l’on marche, mais que l’on avance dans leur direction. Porter, diriger par elles. Sentir dans la douce emprise la volonté de retenir. Pousser quelqu’un c’est l’aider à avancer sans avoir peur de le perdre.

Retrouver sa liberté. Le combat ultime.

L’épuisement (18:00-24:29)

Il faut retrouver son corps. Il n’a pas bougé, mais est exténué par cette guerre interne. La chute est difficile. La forêt de mains avance inexorablement, pour reprendre ce qui lui appartient. Les bras tentent d’avancer le poids mort des tissus organiques, en vain. Il faut se résigner à se laisser faire, reprendre des forces. Laisser monter la colère petit à petit. Laisse revenir le goût de la liberté.

La résignation (24:30-25:39)

La première bataille a un goût de défaite. Les fleurs de la guerre sont fanées, en attendant la prochaine floraison.

Le long chemin venteux (25:40-28:50)

On se relève finalement. Reprendre une respiration normale permet de retrouver son corps et son cerveau. Le col du long manteau d’hiver remonté, il faut repartir vers les chemins tout tracés. Mais quelque chose a changé en nous. L’équilibre précaire maintenu par le fil invisible a été ébranlé. Une autre voie est toujours possible.

Libération ? (28:51-Fin)

Les saveurs sont stockées indéfiniment dans le cerveau. Et quand les merveilleux goûts se rappellent à nous, l’irrésistible envie de les retrouver nous saisit.
De la poche sort un ciseau. Les doigts ouvrent les deux lames, le bras se dirige vers le dos. Le dernier bruit ?

 

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