David Bowie, le Freak Show

Fin 1970-début 1980, le punk vient de mettre un coup de boule au rock. En même temps, il en avait bien besoin. Quel prétentieux, quel pédant. Il ne se sentait plus, il se parfumait. Les vertus curatives de la bière, du rot dans la gueule et de la Doc coquée allait le remettre dans le droit chemin.

Mais quelle violence… Malappris, va !

1980. Une année avant la fin du mond…, non, de l’élection d’un crypto-socialo conducteur de char (World Of Tanks IRL) (Stop. 1980, c’est une année en 0, alors on recommence tout depuis le début. Mais en fait non, c’est toujours pareil. En tout cas, c’est l’année de sortie d’un album qui permettait à un Artiste d’opérer une nouvelle mue. Nombre d’entre eux tentèrent de le suivre. Pas forcément de façon chanceuse. Comme souvent d’ailleurs, petit précurseur va.

C’est fini Berlin, Go !

Non, ne partez pas après ce malheureux intertitre. Je peux faire bien pire.

Le tryptique berlinois est terminé. Il faut passer à autre chose. Le caméléon de la musique… Hé, ho, sérieux. Vous pensez vraiment que je vais me lancer dans une critique musicale. Je ne possède que très peu de talent dans la réutilisation sans fin de poncifs élimés. Je laisse ça aux professionnels. Je veux juste partager mon ressenti, et en discuter par la suite. Simplement.

Ca crie munster, …

J’avais prévenu, aucune excuse.

Pourquoi parler de l’album “Scary Monsters (and Super Creeps)” ? Pourquoi ne pas parler de mon album préféré ?
Parce que je ne peux pas choisir d’albums préférés. Ce serait trahir les autres. “Hunky Dory” me colle des frissons, “Ziggy Stardust” me fait bouger, etc., etc.. Je suis actuellement dans une quête cherchant à réhabiliter à mes yeux la musique de la décennie 1980-1990. Petit à petit, aidé par de nombreuses personnes (merci beaucoup ami-e-s de Twitter), je me replonge dans cet océan hostile. Et je commence à retirer ma combinaison de plongée.

La découverte de cet album ? Les souvenirs radiophoniques poussiéreux de l’enfance d’abord, les sons entétants du synthé et de la basse.  Puis la claque au petit adolescent, quand je vis une version hallucinée de “Scary Monster” devant mon poste.

Et enfin, la curiosité adulte quand, remontant et descendant sa discographie, je découvre la pochette. Alladin est devenu Pierrot,  la  Lune ne serait-elle plus saine ?

Cet intertitre a été censuré car l’auteur voulait faire de nouveau un jeu de mot à base de fromages

La première écoute. Puis la lecture du livret. Et le choc.

Le son des guitares. Tension, relâchement, mais juste ce qu’il faut pour ne pas te laisser partir. Le boa constrictor, mais complètement repu.
Ce fakir, c’est la Main du Roi Cramoisi. Le Lézard avait mué de nombreuses fois, mais était parti, seul, libre, sans étoile. M. Robert Fripp rencontre alors Brian Eno. Connexion infinie. Collaboration avec Peter Gabriel, et David Bowie sur “Heroes”.

“Scary Monsters”. “It’s No Game”. “Fashion”. Le son préfigure celui de la décennie 1980. Le synthétique, le grain des amplis qui se lisse pour te refroidir. La vague renouvelée qui va nous recouvrir. Mais les gammes “frippiennes” font aussi la beauté et la classe de la musique. Il est le vent qui fait trembler le funambule. Ou lorsque tu dois te retenir devant le sac ouvert de confiseries qui est posé sur la table. La chute est proche. Près du bord.

Fripp et Bowie signent sur cet album l’adieu au rock des années 1970. C’est selon moi l’une des nouvelles branches productives de la musique qui est apparue. Simplement.

You scream like a baby, belle !

La police de l’Humour a arrêté l’auteur de ce lignes. Nous lui avons tout de même laissé finir son texte avant le jugement.

Non, je n’ai pas parlé de “Ashes To Ashes”. C’est volontaire. Mais j’aime ce morceau. Et Jan Hammer, mince. Ce clavier !

Je voulais partager mon ressenti sur l’album entier. Ma découverte post-Ziggy. Et pour tout avouer, les albums qui ont suivis ne m’ont que rarement ému. Quelques morceaux de bravoure par-ci, par-là. Mais pas aussi fort que tout ce que Mr David Bowie a réalisé  jusqu’à “Scary Monters (and Super Creeps)”.

Finalement la pochette résume tout. Le cycle créatif s’est refermé. Alladin est là, le Major Tom est présent, comme pour nous dire un dernier au revoir, avant de disparaître. Maintenant passons à autre chose.

Décollons.

Au revoir, tour de contrôle.

English version of this post can be found here.

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